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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 01:25
- Par JP Leclerc - Ecrire un commentaire


Bien le bonjour camarades,

Tel la marmotte, je sors de ma tanière...et j'ai vu mon ombre, car il semble qu'il fera beau dans les prochains temps ;) La saison s'en viens à grands pas et j'ai décidé de faire revivre mon petit blog pour la saison 2012! Je prépare d'ailleurs un gros texte complet de mon ultramarathon du Ultimate XC du Mont-Tremblant.

Tout d'abord, quelques nouvelles rapides.

Comme plusieurs le savez déjà, j'ai été affligé par une blessure au pied durant un long moment. La fameuse fasciite_plantaire, qui tiraille plus d'un sportif.  C'est une blessure sournoise, car elle ne t'empêche pas complément de courir...et si le moindrement vous êtes comme moi, et avez de la difficulté à vous stopper, elle vous suit longtemps.

Après la marathon de Chicago en octobre, j'ai pris la sage décision de prendre un break total de course à pied pour réparer ce pied estro-pied (HA-HA) En plus, le timing était parfait, car ma saison était terminée et une période de repos fais le plus grand bien au body mais aussi et surtout, à la tête! J'ai tenté un retour après 2 semaines, mais j'avais encore mal. Donc retour sur la injury list pour un mois. Un essaie pour retester et non, toujours pas en mesure de courir. Après 2 mois, je commençais à m'ennuyer de mon sport favori, malgré que je faisais de bonnes semaines de natation et de nombreuses sessions de spinning ou de vélo, seul dans ma chambre. Je m'étais dis que t'en qu'à avoir perdu tout ce temps, aussi bien le réparer comme il faut. J'ai alors décidé de reprendre la course seulement en 2012. Le tout rentra dans l'ordre au bon moment et début janvier, je pu reprendre le temps perdu. J'avais extrêmement hâte de commencer mon big training pour l'Ironman Lake Placid!!!

Me voilà donc 9 semaines plus tard, mon fitness et mon endurance de course à pied de retour et surtout la motivation dans le tapis voyant cette nouvelle saison de défis approcher à grand pas. Je m'entraine entre 16 et 26h par semaine à raison de 2 ou 3 sessions par jour. AM workout-job-evening workout-dodo-etc

Pour passer à travers ces énormes semaines, comme toujours je fais très attention à mon alimentation, j'accorde beaucoup d'importance à mon sommeil et ah oui, j'ai pas mal coupé la brosse ;) Bref, je mets les efforts et sacrifices nécessaires pour performer à la hauteur de mes attentes. Mais rien de tout ca n’est difficile quand on fait quelque chose qui nous passionne. Je me sens bien, heureux, de bonne humeur et plus vivant que jamais.

J'ai aussi pris la décision de mieux gérer ma saison. Dans le sens ou je ne ferai pas 25 courses comme l'an passé, et je vais me concentrer sur la course sur route, mais surtout le triathlon. Je serai donc plus sage, et accorderai plus d'importance aux entrainements. Car à racer 25 courses par année, ca vole du temps précieux d'entrainement. Pi du temps d'entrainement sur le vélo pour franchir les 180km du ironman le plus vite possible, j'en aurai besoin. Pi du fais même, ca donne moins de chance de se blesser! (wow j'ai vraiment eu 30 ans, la sagesse m'envahit)

Voici mon calendrier 2012: (à date)

-10km Ville St-Laurent

-Demi-marathon International de Québec

-Demi-Ironman Mooseman, New Hampshire

-Demi-Ironman Tupper Lake Tinman, NY

-Ironman Lake Plavcid, NY

-Demi-Ironman Timberman, NH

 JP aka IronJeen

Publié dans : Divers
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 23:32
- Par JP Leclerc - Ecrire un commentaire

Salut tout le monde,

 

Juste un petit mot pour vous annoncer le mise en ligne du www.davidleporho.com  !!! 

Voici le site de mon bon ami David, avec qui j'ai partagé de belles aventures dans lesquelles nous y avons laissé pas mal de sueur dans les sentiers. Je l'ai rencontré lors de courses, ou bien sur, je ne le voyais que AVANT et APRES la course, étant extrèmement plus rapide que moi! hahaha Il a ensuite fait mon pacer pour mon PB de 35:41 au 10km de St-Laurent et s'en commencait une belle amitié et camaraderie. Suivis une saison chargée en sa compagnie avec Boston, Bear mountain ou je lui ai rendu la pareil comme lapin (voir mon article), quelques trainings a Sutton, dans les White mountains, course Stoneham, Ultimate XC de Tremblant, défis cotes et plus récement Chicago (et j'en passe.)

OH!?! et pour ceux qui ne le connaisse pas, David est l'un des meilleurs coureurs du Québec, voir même du Canada.(1er Canadiens à Boston en 2:29) Le truc de spécial et completement fou avec lui, c'est qu'il performe du 5km au marathon en passant par la course en foret, en raquette, que ce soit long ou court!!! Il domine et est d'une constance incroyable peu importe le type de parcours, mais le tout avec un sourir amical, une ouverture impressionnante et une très grande gentillesse. Gagnant de pluuuuuuuusieurs courses et se payant meme de nombreux records de parcours. Bref, tout un spécimen, lui et sa belle Claire n'arretent JAMAIS! Je les adore!

En plus d'être un athlete hors du commun, il est une personne extrèmement gentille et drole, mais surtout tres humble. Je suis très chanceux de pouvoir le contoyer.

Il à mis beaucoup d'efforts sur un super beau site (je suis presque jaloux!) Il y mettra des résultats, des photos et videos, des récits de courses et d'aventures et laissez-moi vous dire qu'il a une bonne plume! Mais son site servira aussi afin de partager ces nombreux voyages. N'hésitez pas à communiquer avec lui en cliquant sur le David qui court au centre de la page! haha 

Allez visiter souvent! (ICI) et Faites circuler!

Le lien vers son site est aussi disponible via ma page dans l'onglet LIENS à la gauche de la page.

 www.davidleporho.com


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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 23:21
- Par JP Leclerc - Ecrire un commentaire

Un beau voyage comme je l’es aimes!

Quoi de mieux que de visiter une nouvelle ville et joindre le tout à un évènement sportif tel un marathon. Plaisir assuré!

L’an passé, moi et mon comparse Vincent Filion, nous sommes rendus à Philadelphie pour le marathon. Un classique annuel de marathon d’automne était né. Pour la seconde année, nous avions ciblé la grande ville de Chicago, ville des vents, et bien évidement son marathon. C’est joins à nous mon copain Frédéric Mathieu pour l’attaque de cette course qui fait partie des cinq World Marathons Majors, incluant aussi Boston (Check!), Berlin, New York et Londres. Une course où pas mal de monde prennent annuellement le départ, soit un léger 45000 coureurs!

Nous avions décidés d’y aller pour la totale, nous déplacent en avion et pour 4 jours au lieu de seulement le week-end. By the way, des tickets pour Chicago ce n’est pas achetable!!! Nous devions, Fred et moi, nous rendre à Burlington aux Vermont afin de sauver 200$ chacun sur le prix exorbitants des billets d’avion. Ca valait pleinement le 1h30 de voiture.

Tout d’abord, le mardi en sortant pour le dernier training à pace marathon, après seulement 500m, je fus pris d’une douleur aux côtés, tel un point durant l’effort. La même cochonnerie que j’eu quelques semaines avant Boston. Comme une inflammation des muscles et/ou zone du diaphragme. Dès que je cours, je crampe, et au point de devoir m’arrêter. Complètement freakant! Surtout quelques jours avant un marathon de l’importance de celui de Chicago, qui implique aussi de grandes dépenses. Repos forcé pour la semaine et en me réessayant le jeudi…après seulement 3km je fus encore pris de LA crampe. Sans était fais de ma course, je déclarais probablement forfait mais m’y rendais quand même pour passer le week-end avec les pots.

Le voyage d’aller ce déroula parfaitement et nous étions dans la belle et grande ville de Chicago tôt en après-midi le vendredi. Une bonne marche dans le très beau centre-ville sous un soleil d’été et s’en suit bouffe, check-in à l’hôtel, rejoindre Vincent qui partait lui de Québec, la tournée de l’expo du marathon et dodo. Le samedi fut très relax mise à part le petit jog/visite de la ville habituelle. Un léger 6km sans douleur, je regagne en confiance et espère que le tout va maintenant tenir pour 42.2km. Durant la soirée, j’ai comme déjà oublié mon bobo et je rêve de brisé le 2:56 et me fixe des buts…je décide de prendre le pace band (bracelet avec les temps de passage) de 2:52:59. Un but assez intense mais tout de même très réalisable soit 4:06/km.

Le matin de la course arrive vite après seulement quelques nerveuses heures de sommeil. Nous nous rendons assez tôt pour avoir la chance d’être à l’avant, question de ne pas avoir a ce battre avec les 45000 autres coureurs. La ville est marathon en ce très chaud matin d’octobre où on se sent plutôt en aout. Nous sommes dans les premières rangées et on prend nerveusement nos premiers pas vers 7h30 après le gun qui donne le départ.

Il y a du monde à shop et c’est très impressionnant! Le plan est de suivre à la lettre mon pace band et de hitter les temps à chaque mile (1.6km). Les deux premiers sont un peu plus lents, je m’en rends compte quand je croise Fred qui visait un temps un peu moins rapide. Au moins pas de bobo, j’en suis vraiment excité. J’accélère et passe le 3, 4, 5 parfaitement on pace. Il y tout autant de monde car à 45000 personnes, il y a assurément beaucoup de coureurs rapides. Après seulement 10km (6ieme mile) je trouve le pace un peu dur…je sens déjà que ca risque d’être une moins bonne journée. Mais le marathon est une longue journée qui comporte ses hauts et ses bas. Je continue de croire en mes chances et reste positif que je remonte ce petit down sous peu et que je finisse bien. Le parcours est très plats mise à part quelques passages sur des ponts. Très beau aussi, ils nous font passer de Grant Park où est situer le départ et l’arrivée, au grosses artères du downtown en passant par de beaux cartiers aux rues couvertes par un toit d’arbres, un tour dans le cartier gai avec des travestis qui dansent, passage dans le cartier chinois et hispanique avec de la musique entrainante pour revenir vers le centre-ville et ensuite le finish de retour au parc. Il y a de nombreux virages et tournants pour cette visite de la ville, mais les spectateurs le sont tout aussi. Le support est génial et constant tout au long du parcours, mais la chaleur est de plus en plus dur à supporter n’étant plus abrité par les édifices et gratte-ciel. Les points d’eau sont aussi en grand nombre, une chance car c’est très lourd in the Windy City!

J’en reviens à ma course, je trouve ca dur à supporter et je suis semi-découragé en pensant qu’il me reste prêt de 2h à tenir et déjà un de mes mollet sautille, sur le point de cramper. C’est très tôt dans la course…trop tôt…le tout malgré une bonne hydratation et quelques gels.

Je passe par contre, les miles suivants en avance d’une dizaine de secondes sur le plan, ca va passer! La mi-parcours est directement dessus soit en 1:26:31 toujours sur le pace d’un beau 2:52:59. Mais subitement vers le 23-24km, je rush encore plus, je manque un peu de jus, mais surtout commence à cramper des quads, mollets, tout le dernière de la cuisse et bien sur mon f@king diaphragme.

La descente aux enfers commencent et le reste de ma course est un peu nébuleux, je ne fais que survivre et essayer d’éviter les crampes. Je me dis que je vais peut-être tout de même finir le tout sous les 3h, au diable le personal best. Je prends du retard mile après mile. Plus ca va, plus je suis détruit et je ralentis, mes quads font maintenant très mal à force de ce contracter sans arrêt et je manque vraiment d’énergie. Je crampe même des mains et du coup…là ca va mal. Je suis complètement déshydrater à en juger par tout le sel accumulé sur mes bras. La foule n’a plus aucun effet motivateur sur moi, je mets un pied devant l’autre à un pace de tortue tel un zombie. À tous les 10 minutes je me dis que j’arrête pour marcher ou me reposer un brin, par contre toujours mindé à compléter l’épreuve. Mais à chaque fois que je me dis ok LÀ je stoppe un peu, je pose le pied et l’autre décolle aussitôt. Je n’ai jamais marché durant mes 8 autres marathons…je ne marcherai pas à Chicago et continue d’avancer. Je n’ai plus de notion du temps ou de mon pace car je ne veux pas regarder ma montre de peur d’être trop découragé. Mais le tout me semble interminable et je souffre physiquement et maintenant mentalement. Je me motive en passant que plus j’avance plus j’approche du finish, je pense à ma médaille, je pense au Ironman où je serai probablement dans un même état et je pense au super burger que je vais me clencher sous peu…oh et les frittes!

Le temps passe et il me reste 2km, je suis incapable d’augmenter la cadence, je ne peux qu’endurer et tenir encore une dizaine de minutes. À prêt de 400m de l’arrivée, où une marre de gens nous applaudissent, Vincent passe à mes côtés. Quel hasard! Il semble un peu à terre lui aussi et me dit qu’on fini ca ensemble! Il m’aide m’encourage à terminer les 400m de douleur, et main dans la main, les deux amis franchissent le finish line en 3:08:45. Je ne me sens pas bien du tout et ca me prend plusieurs minutes pour me sentir mieux. Je ne peu m’asseoir car tout mon corps veut cramper…hahahah c’est fou!

Au moins j’ai terminé mon 9ieme marathon…

Très beau marathon overall bonne organisation, ce n’était juste pas ma journée.

Après une course, surtout une contre-performance, il est important de prendre du recule et d’analyser le comment et pourquoi de ce résultat afin de gagner en expérience. D’en sortir les points positifs et négatifs. Je me suis donc rendu compte de plusieurs points:

  • Si tu veux obtenir le plein potentiel d’une course, deux marathons en deux semaine est un peu trop et le marathon de Montréal était encore dans mes jambes même si il était lent.
  • Justement, ma récupération du marathon de Mtl ne m’a pas permis de faire AUCUNS entrainements de vitesse, tempo, marathon pace ou qualité durant les deux semaines pré-marathon, ce qui n’est pas bon.
  • Avec mon été de fou en trail et triathlon, mon entrainement de marathon était inadéquat, la vitesse était là, l’endurance à pace smooth aussi, mais je manquais définitivement de longues sorties à pace marathon, ce qui est une vitesse assez élevée pour une très longue durée.
  • J’ai été trop gourmant pour mon but et j’ai sous-estimé la distance qu’est le marathon et surestimé ma préparation. Retour à la réalité, c’est dur en maudit cette distance.
  • La chaleur était très intense, la raison de mes nombreuses crampes. Il fallait adapter le pace, ce que je n’ai pas fais.
  • Mon étrange crampe du diaphragme m’a empêchée de courir durant la semaine avant le marathon. Même si j’étais en taper, tu te dois de garder un minimum de course et je fus contraint à 6km (En deux parties car la crampe était apparue!) durant toute la semaine, ce qui n’est vraiment pas assez.
  • Une mauvaise journée ca arrive à tout le monde, s’en fut une pour moi. On ne peu pas faire des PB à tous les courses, surtout au marathon.
  • Au moins j’ai été tough et n’ai pas abandonné.

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Je crois que je mérite le temps que j’ai fais et que j’en suis finalement bien content, car je croyais que ma crampe au diaphragme m’empêcherait même de prendre le départ. Je l’ai fais malgré ca et j’ai ma belle médaille! Mon respect pour le marathon est revenu et j’ai eu ma leçon. Pour une mauvaise journée, 3:08 est un temps plus que respectable et me démontre que sur une bonne journée avec une préparation marathon adéquate, je ferai mieux au prochain! Ce qui est certain, c’est que j’ai aiguisé mon mental car j’ai souffert longtemps et je ne sais pas comment j’ai fais pour ne pas marcher ou simplement arrêté…j’ai besoin de le durcir ce fameux mental avec le Ironman qui s’en vient.

Félicitation à Fred Mathieu qui passe sous la barre des 3h et me rejoins dans le coin du 2h56! À mon pot Vincent, pour une journée un brin plus tough lui aussi, mais tout de même un beau PB d’une minute et surtout gros merci d’avoir fais les 400 derniers mètres avec moi pour finir main dans la main!

Congrats aussi aux copains de Montréal avec qui ont a passé de beaux moments d’après course! David Le Porho encore une fois trop solide avec un 2:30, Laurent Jugant le constant sous les 2:50, Claire Doulé ce clenche un PB, another one in the bank pour la belle Carmen et dure journée aussi mais une force mentale incroyable pour Natahlie Goyer.

J’ai déjà très hâte à la troisième année de notre classique!

Nom: Bank of America Chicago Marathon

Lien: Ici

Lieu:Chicago, Illinois, USA

Distance:Marathon (42.2km)

Temps: 3:08:45

Rang:1149/35670 finissants

Publié dans : Road Race
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 02:10
- Par JP Leclerc - Ecrire un commentaire

Hey JP, cours-tu à Montréal en fin de semaine? 

Nooooon, le marathon de Chicago approche et je viens tout juste de compléter mon premier demi-ironman, je vais faire une longue sortie sur le parcours du marathon avec quelqu’un…

Dès mon arrivé à la piste de McGill mardi dernier, pour notre entrainement d’intervalles, Stephen DeBardi me posa la question suivante:Tentes-tu de faire le lapin de 3:45 pour le marathon? Sans hésiter, ne serais-ce qu’une seconde, ma réponse fut OUI! 

Voilà que soudainement, je me joignais au 42.2km à titre de bunny officiel. Que je faisais donc 2 marathons en 2 semaines…certes un molo et l’autre à fond, mais tout de même 2 MARATHONS!!! Tard un peu comme dernière longue sortie avant Chicago…je récupère vite et je le ferai doucement, ce ne sera pas si pire!

Le deal est le suivant, ils me paient l’inscription comme coureur ordinaire MAIS je dois porter une casquette aux grosses oreilles de lapin ainsi qu’une surprenamment grosse pancarte portant l’inscription de 3:45 afin d’être bien visible pour les autres coureurs et aussi les spectateurs. Ma tâche est de courir le plus steady possible, prodiguer conseilles, astuces et encouragements aux gens qui tentent de suivre leur lapin. Pour une description plus complète de ce qu’est un lapin, voir mon ancien billet ici.

Aussitôt le kit de lapin en ma possession, lorsque je me promène à l’expo du marathon, les gens viennent me voir, m’interpellent pour me parler et me pauser des questions. Qu’elle vitesse? Quel pace? Tu pars tu vite ou molo? C’est quoi ton meilleur temps? Ah je devrais te suivre! Ou J’ESPÈRE te suivre!

À ce moment précis, j’ai réalisé que j’allais probablement avoir un gros groupe sur mes talons. Comme 3:45 est un temps assez accessible, il y aura du monde à mes trousses. Une petite pression s’installe…je dois bien faire ca car des gens comptent sur moi.

Le matin de la course, la température est parfaite (selon moi) mais ils annoncent une grande chaleur tôt en début de journée et de l’humidité sera dans le tapis. Ca va être hot! Les quelques 3000 marathoniens sont entassés sur le Pont Jaques-Cartier prêt pour le glorieux départ. À ce moment, je suis une sorte de vedette, encore une fois les coureurs m’interpellent sans arrêt, mais aussi ils se regroupent tous autour de moi! Certains, prennent même des photos! Hahaha Je deviens un peu nerveux. J’ai pas mal de monde au rendez-vous et le départ est donné! Je leur ai expliqué que j’allais maintenir 5m/20s du kilomètre, le plus constant possible, accélérer un tantinet dans les descentes et prendre les montées plus smooth. La meilleure tactique selon moi pour ne pas perdre trop de coureurs.

Les premiers kilos sont durs, cars je dois sans cesse me ralentir, j’ai l’impression de ne pas courir vite du tout mais ma montre affiche 5:12/km. Woooow slaque…je dois m’adapter au rythme, et descendre le pace. Je n’y suis pas habitué, car même mes longues sorties sont plus rapides que ca. Je tombe alors sur la bonne cadence, au pace de 5:20 du kilomètre, pile-poile. Je les enchaine uns après l’autres tel un métronome. Je dois par contre me ralentir fréquemment car je m’emporte. J’ai vraiment une grosse gang à mes trousses et l’atmosphère est géniale. Une belle camaraderie s’installe dès les premiers kilos. On jase, on déconne et je leur donne le plan de match. Dans le groupe, j’ai toutes sortes de coureurs, du jeune débutant à la vétérante, en passant par le monsieur dans la 50aine. Bref, une belle gang!

J’ai mes splits (temps de passage) écris sur le manche de me pancarte. On passe le 5km avec 40 secondes d’avance, le 10km 20 secondes. On pace! Après notre sortie de l’ile St-Helene et du Circuit Gilles Villeneuve, les masses de foules sont là. La réaction des gens est extraordinaire! Ils cheer le lapin et ses coureurs. Au kilomètre 15, léger retard de 8 secondes. Still on track! Arrivé au 21.1k sur ma montre, je suis toujours au poil, sauf que sur le parcours…pas de marqueur m’indiquant la mi-chemin…Quelques 300m plus tard, on passe sur le tapis de chronométrage officiel qui enregistre notre temps de passage. BIP!

Merde impossible?!?!

Comment, à seulement la moitié, je peux avoir autant d’erreur??? J’ai du prendre plusieurs des détours et virages à l’extérieur et comme le parcours est mesuré à la tangente intérieure, j’ai accumulé une erreur. Cette erreur, additionnée à celle de l’erreur GPS des montres, j’ai subitement 3 minutes de retard. J’étais pourtant totalement à la bonne vitesse. J’aurais du me fier d’avantage au temps sur les bornes de kilométrages de l’organisation, j’aurais donc ajusté mon allure. Erreur de ma pars.

J’ai donc une décision à prendre, soit je pousse un peu plus pour aller chercher le retard, et je perds beaucoup de mes coureurs, soit je maintiens encore le 5:20/km et je les dirige vers un temps final un brin plus haut que 3h45. Je décide de garder le pace mais de l’augmenter juste un peu afin de gratter les secondes sans trop casser ma gang. La foule est toujours aussi géniale tout au long de cette 2ieme moitié, j’ai l’impression qu’ils sont vraiment nombreux et même plus qu’en 2009 quand je l’ai couru. Tan mieux, car ca motive énormément les coureurs de ce faire encourager, et l’effet est lâ même pour moi qui n’est pas vraiment dans la course. Les lapins sont les rock stars des marathons! J’ai des commentaires de tout bord tout côtés, la foule réagit beaucoup à mon passage. C’est très cool!

Mon groupe ce fais de plus en plus petit, de kilos en kilos je perds des guerriers. Certains ont pris les devants, ce sentant d’attaque, mais la majorité ont cassés ou ont simplement ralentis pour éviter de prendre le mur en pleine tronche. Nous sommes maintenant au bas de la fameuse côte Berri, le heart break hill du marathon de Montréal. Je donne mes conseils et commence la montée. À mis chemin, je me retourne comme je fais à l’occasion pour vérifier l’état des troupes, et me voilà presque seul…à peu près personne n’à suivis…j’avais pourtant ralentis. Too bad, je me dois absolument de continuer, je suis déjà en retard sur le programme. Je me retrouve donc dans un bunch de coureurs clairsemé, plus de gros pack alentour de moi. Je ne vois plus les gens avec qui j’ai partagé les premières heures de cette course.

Au point de vue personnel, ca va super bien. C’est pour moi un easy pace alors aucuns problèmes. Tout de même, je bois beaucoup et prend quelques gels car je serai sur mes jambes assez longtemps et je n’y suis pas habitué. Rendu à 35-36k, c’est même un peu long, j’ai hâte que ca finisse. Mon groupe dissipé, je n’ai plus personne pour faire passer le temps. Une chance que la foule est là, elle me porte. GO LE LAPIN!!!  Je maintiens environ 5:17-5:19/km donc right on it! Les quads commencent à en avoir assez, j’aurais le gout de pousser fort, me semble que ca ferais du bien, ca changerais ce rythme monotone. Mais ce n’est pas MA course alors constance. Sur Pie-IX, durant le long faux-plat, plusieurs personnes rush et je les encourage du mieux que je peux. Allez tiens le coup, c’est presque fini. Après Pie-IX ca redescend et tu y es! Let’s Go accroches-toi! Je réussis donc à en faire tenir quelques uns et en aide certains à défoncer le fameux mur.

Je franchis le finish line, à son nouvel emplacement dans le parc Maisonneuve, en 3h48 et sur ma montre 3:47:30. J’ai loupé de peu le target…je suis super déçu. Pas content du tout même. Anyway, j’avais pas mal perdu tout mon monde même avec 2mins de retard, imaginez à 3:45 flat, je me sens un peu moins mal…

Une différence de 2 minutes sur un marathon est minime, mais j’aurais tout de même aimé faire le chiffre exact. Sur 42.2km, la distance est tellement longue que la moindre seconde perdue est exponentielle si tu la traine trop longtemps. C’était ma première expérience comme lapin et j’ai appris que tu ne peux te fier à 100% au GPS. Next time, je l’utiliserai seulement comme référence et je serai plus miré sur les temps de passage aux bornes kilométriques du parcours.

Après la course, plusieurs personnes me félicitent et me remercient de les avoirs aidés, ca me réconforte un peu. Je suis heureux d’avoir pu leur être utile malgré mon manque de précision. J’ai vécu une très belle expérience, je suis tout de même satisfait d’avoir pu aider du monde. 

Une belle journée, une belle organisation et mon 8ieme marathon est complété.

Next Chicago…à fond la caisse ce coup là.

J’espère que tous les gens formidables que j’ai rencontrés ce dimanche, ont bien fini leur course, et surtout objectif atteint ou pas, qu’ils ont eu du plaisir. Du bien bon monde…ce fut agréable de partager ces moments avec vous tous.

 

Jp the bunny Leclerc

 

Nom: Marathon Oasis de Montréal

Lieu: Montréal, Qc

Lien : ICI

Distanc: Marathon (42.2km)

Temps total: 3:47:30 Pacer-Lapin-Bunny

Publié dans : Road Race
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 02:19
- Par JP Leclerc - Ecrire un commentaire

 

 

 

 

Afin de terminer de belle façon ma toute première saison de triathlon et aussi en préparation pour mon Ironman de 2012, j’avais ce week-end un nouveau défi. Je faisais le saut dans la distance demi-Ironman au triathlon Esprit de Montréal (Lien). Donc, pour un first try dans cette mythique épreuve, j’avais 1.9km de nage dans le bassin olympique, 90km de vélo sur le circuit Gilles-Villeneuve et rien de moins qu’un demi-marathon (21.1km) de course à pied autour du bassin. Je me clenchais donc environ 5h de sport sans arrêt.

J’ai choisi l’Esprit pour plusieurs raisons, la proximité du lieu me permettait de passer la nuit chez moi, pas de voyagement donc moins de stress et évidement cela coupait grandement les frais. Justement, il était de beaucoup moins cher que les demi-Ironman 70.3 de la marque déposée. C’est une course qui à 27ans, alors un must sur la liste des triathlètes, donc aussi une course qui est très bien roadé  au niveau de l’organisation. Les trois sports étaient sous éléments contrôlés je dirais. La nage n’était pas totalement en eau libre, du moins pas en lac.  Le bassin est plus calme et beaucoup plus claire que certains lacs, avec un fil au fond de l’eau pour ce diriger et ne comportait que deux virages. Le vélo était sur le circuit de F1, donc très plat et rapide, le seul danger était un possible vent de face. La course était aussi pancake flat et nous permettait de finir très fort. Bref, au Esprit les gens font des bons temps.

J’avais en tête de bien performer question de bien terminer ma saison et de finir le tout sur une bonne note, afin de garder la motivation pour l’hiver qui s’en vient. Je visais donc en premier lieu, de finir la course, mais j’avais en mire de briser le 5h, ce qui était faisable sur ce parcours rapide. J’allais tester mes gros entrainements et voir si mes quelques expériences sur distance olympique de l’été allaient payer.

 

1.9km de Nage

7h20 le départ est donné! Il faisait frais ce matin là, mais déjà le soleil c’était pointé le bout du nez et une super journée s’amorçait. L’eau était plutôt chaude, et comme le wet suit était permit, les conditions étaient superbes. Je me mis dans les derniers rangs de nageurs afin de prendre mon petit beat. Il y avait pas mal de monde et ca brassait, mais je commence à y être habitué donc j’ai pris ma place. Mon amélioration en natation m’a fait sortir du pack après très peu de temps, je me suis donc ramassé entre le pack de moins rapides et le pack de plus vites. J’ai pu prendre ma vitesse de croisière, assez easy mais bien constante durant un moment. Arrivé au premier virage (le parcours était en rectangle) j’ai même rattraper un autre gros groupe de nageurs, et de nouveau ca brassait dans le bassin. J’ai juste monté d’un cran et je me suis écarté un peu pour terminer le 1.9km aisément en 34:51. Je sors de l’eau en 70ieme position.

Avec cette nouvelle expérience, je sais maintenant que je peux me permettre de partir un peu plus à l’avant plan et que je pourrais même monter d’une coche mon effort afin d’aller chercher quelques minutes. Next time…

En attendant, on continue de travailler très fort avec le club des maîtres du Parc Olympique pour la prochaine saison.

90km de vélo

Dès notre arrivé tôt le matin, on voyait les nombreux drapeaux s’agiter dans le vent…on aura malheureusement droit à un vent de face dans le long stretch sur le circuit…merde!

Ma transition vers la partie vélo c’est mieux déroulé que dans mes autres tris. Je m’étais un peu graissé les chevilles afin de faire passer la combinaison serrée. Par contre, comme je venais de faire ma plus longue sortie en compé, j’étais foutument étourdi durant la T1! Il n’y avait pas beaucoup de monde sur le circuit à mon entrée, le temps était plutôt frais étant encore tout mouillé. 20 fois le tour complet du circuit à faire. Le début est hyper rapide, bien installé sur mes aerobars, je roule environ à 42km/h sur la surface parfaite du circuit. Je me suis graillé d’une gourde aero que j’ai installé à l’avant de mon vélo. Ce qui me permettra de boire plus souvent et ce, sans avoir à lâcher le guidon, donc aucune perte de vitesse. Je serai en position aérodynamique pour la totalité de la course. Le fait de faire ce parcours, que j’ai du faire 100 fois cet été, en sens inverse est un peu bizarre. On y découvre des petites montées ou faux-plats qu’on ne sent pas trop de l’autre sens. Quand je suis dans le premier tournant serré avant la très longue ligne droite, je me fais surprendre par un violent coup de vent! Ouin ben le long stretch ne sera pas roulé à grande vitesse…je descends d’un braquet et mouline un peu plus. C’est tout de même difficile et j’aperçois 32km/h au compteur. Plus que 19 tours à faire. Une fois de plus, j’arrive dans la section roulante et pousse mon petit Marinoni, ma fidèle monture, à coup de gros braquets.

De lap en lap, le vent monte et la longue ligne droite est de plus en plus rough. Comme de nombreux coureurs sont maintenant rendu à leur partie vélo, le circuit est bondé. Je commence à me dire que j’ai tout de même 90km au total à faire et que je dois me garder des jambes pour le demi-marathon qui s’en vient…je ne pourrai maintenir cette cadence. De combattre le vent sur le super long stretch et de pousser en fou sur la partie rapide, ne me laisse aucun repos ou section facile car entre ces deux parties, il y a une petite montée/faux-plat. Ma tactique est la suivante pour la seconde moitié de la course (10 derniers laps) ; baisser les gears et tenir une vitesse raisonnable sans trop me bruler dans le vent et pousser juste un peu moins fort dans la section roulante question de reprendre des forces. Je bois et m’alimente très bien et constamment, quelques dates séchées, des bars, des pilules d’électrolyte et gels. L’annonceur m’avise que c’est mon dernier tour, j’avais perdu un peu le compte et je pensais qu'il m’en restait deux alors je suis boosté à fond! Je commençais à être un brin tanné de tourner en rond…

Finalement, je quitte le circuit après 2:32:55 (35.3km/h de moyenne), 45ieme meilleur chrono. Je suis content de mon temps, un parcours facile à tourné au difficile du aux forts vents mais j’ai su bien faire. Tout de même, je devrai mettre plus de temps sur le bike pour la prochaine saison car je dois impérativement devenir plus fort dans cette discipline. C’est là que le plus de temps est gagné...ou perdu. Ce n’est que ma première saison de vélo et je crois que ma progression est très bonne et plus que satisfaisante, mais j’en veux plus, je peux faire mieux!

21.1km de course

Je saute du vélo et cours vers ma zone de transition sans avoir le feeling de courir sur des jambes de béton. Ca regarde bien et je suis vraiment primé à mort! J’ai très hâte de courir! Il n’y à pas tan de vélo sur les racks, donc pas tan de monde sur le parcours de course et voici MA partie qui commence…

Je suis on fire et sur un train d’enfer. Je sens ma foulée droite et forte comme si je n’avais absolument rien fais avant. Afin d’obtenir la distance de 21.1km nous avons un petit détour avec un allez-retour à faire au début de la course, ensuite 3 tours du bassin. Dès les premiers kilos, je dépasse rapidement plein de monde, un à un. On dirait que je suis dans une autre course!? Sans cesse je reprends des rangs au classement. Les triathlètes que je double me passent même des commentaires;

Wow let’s go!

Hey good job!

Nice pace man!

Cela me fais me questionner…vais-je trop vite et je vais exploser avant la fin?!? Probable, car mon pace est quasi-suicidaire pour un gars qui à toute cette distance à parcourir, 3mins55/km à ma Garmin, ca va passer ou casser. Mais je ne suis pas capable de me ralentir car je le sens bien (entk pour le moment!). J’effectue le premier tour du bassin, le soleil commence à taper fort mais le coin où est la foule me pousse dans le dos! J’ai environ 12km de fait et je commence à avoir envie d’un gel pour bien finir ma course. Je mettais fié à l’organisation pour m’en procurer mais fouille-moi pourquoi, aucuns gels n’est distribués sur le parcours!!!! Merde de merde, je ne peux m’en tenir qu’au Gatorade. Je croise un aid station qui offre melon, banane, eau, Gatorade et…Coke! Voilà mon plan B, je cris Coke-banane! au bénévole qui me sert rapidement. Ce mix là me donnera l’énergie nécessaire pour finir en lion. Durant mon second tour, je me redemande si je ne vais pas payer pour mon excès de vitesse…mais une fois ce même tour complété, il ne m’en reste plus que UN! Y’a rien la, la foule et l’adrénaline de terminer mon tout premier demi-ironman me transportera sur les 5 derniers kilomètres. Le pace est encore augmenté avec l’énergie de la foule et de la voix de mon ami Dan. Sur ce dernier lap, je passe encore des coureurs. Je termine, comme d’habitude, à fond la caisse sous l’arche. Voilà je suis un demi homme de fer!

Je me suis surpris moi-même d’avoir couru le 4ieme meilleur temps de tous les 244 compétiteurs…1:22:51 soit à 3:56/km en moyenne! Wow!

Je ne suis pas à terre, pas tan brulé et j’aurais pu en prendre d’avantage.

Quelle belle manière de terminer ma saison 2011 de triathlon. Cette 16ieme place overall est une hyper bonne note positive. Ce n'est que mon premier essai et déjà je semble performer sur ce long évènement. Mes gros trainings ont payés et ca regarde bien pour le Full Ironman.

Nom: Triathlon Esprit de Montréal

Lieu: Montréal, Qc

Distance parcourue: Demi-Ironman (1.9km nage, 90km bike, 21.1km run)

Temps total: 4:35:09

Rang total: 16/244

Rang groupe d’âge (30-34ans): 5/22

 

Publié dans : Triathlon-Duathlon
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Citation

Endurance: Continuous effort - not strenght or intelligence - is the key to unlocking your potential.

                                                                                                                                                                  -Winston Churchill          

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Images Aléatoires

  • photo
  • Bear Mountain Finish
  • Algonquin Peak
  • Saint-Jean-Baptiste-20110430-00210

JP en Chiffres

PB.JPG 

Marathon: 2:56:47

Demi: 1:22:22 (2010)

10km: 35:41

5km: 17:10

 

Plus de résultats sur Sportstats: Ici

 

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Stats.JPG

Marathon  9
Demi  8
20k  2
10k  11 
5k  4
Other  5
Ultra  1
Duathlon  1
Triathlon  4
Bike  1
Total 46

 

Récents accomplissements;

16ieme demi-ironman triathlon Esprit, 4:35:09

4ieme XC de la Vallée - Trans Vallée
11ieme Triathlon Promutuel du Fjord, 2:17:36

12ieme Triathlon olympique Sherbrooke, 2:30:33

5ieme Ultimate XC Tremblant 58km, 7:37:33

5ieme Asics Xtrail Sutton 22km, 2:17:58

1088/23879 Boston Marathon, 2:56:47

10ieme Course Ville Saint-Laurent 10km, 35:41

 

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