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Dur d'obtenir un Kona spot, même chez les pros

par JP Leclerc 19 Décembre 2015, 09:08 Divers

Ironman World Championships

Ironman World Championships

J'ai relu un article fort intéressant que j'avais sauvegardé de Slowtwitch titré The Kona reality hit Rappstar.

J'ai trouvé que ca montrais bien qu'il est devenus difficile de se qualifier pour la grande dance d'Hawai, même chez les pros et pas juste chez les groupes d'âge.

 

Rappstar étant le surnom de Jordan Rapp, triathlète américain et multiple gagnant sur Ironman et 70.3, don IM Mont-Tremblant la saison dernière. Il est donc ce que j'appelle un top pro et ce mec est vraiment un gars très brillant, même un genre de geek. Il a donc tous les qualités afin de bien démontrer la réalité des athlètes professionels vis-à-vis Hawai.

 

Voici un petit résumé de quelques victoires:

  • 2015: Ironman Mont-Tremblant - 1st
  • 2012: Leadman Epic 250, Bend, OR - 1st
  • 2012: Ironman New York - U.S. Championships - 1st
  • 2012: Ironman Texas - 1st
  • 2011: ITU Long Distance World Championships - 1st
  • 2011: Ironman Canada - 1st
  • 2011: Leadman Epic 250, Las Vegas - 1st
  • 2009: Ironman Arizona - 1st

 

Je comprends que pour des pros ayant à travailler temps partiel pour joindre les deux bouts, qui n'ont pas 100% de leur temps pour fine tuné leur entrainements ou récupération, il est difficile d'ammasser des points durant la saison afin de pouvoir participé aux Championnats du Monde d'Ironman. Mais quand, même chez les top pros, il est incertain de s'y rendre, là ont vois bien la grande difficulté. 

Une réalité différente que chez nous les groupes d'âge, mais le même combat (lire mon texte sur le sujet ici).

Cependant, eux ils gagnent leur vie du triathlon, alors les enjeux sont plus importants que moi qui pratique ce sport par passion et amusement.

 

 

Rapp à Kona en 2013

Rapp à Kona en 2013

KPR, c'est quoi?

 

En gros le système KPR ou Kona Pros Ranking, est un système de pointage en corrélation avec les résultats des athlètes dans les compétitions sur Ironman et 70.3, durant une période qualificative déterminée. Le top 50 pros hommes et 35 pros femmes, ayant cumulés le plus de points, excluant les gagnants des Championnats du Monde et Championnats régionaux, se verront attribués un billet pour Kona.

Un peu comme au hockey, les victoire donnent plus de points qu'une nulle, et à la fin de la saison ils se classent pour les playoffs pour avoir une chance de gagner la coupe Stanley.

 

Leurs 5 évènements les plus payants seront comptabilisés (max 3 IM et/ou 3 70.3), mais Dieu sait que dans ce sport, une mauvaise journée ou un petit pépin est vite arrivé. Ce qui fais que souvent les pros doivent faire plus de 5 évènements par saison pour assurer leurs spots.

Puis, même si vous êtes le gagnant sur 3 demi-Ironman d'importances, que vous avez les points requis pour la qualif, il vous faudra tout de même faire au moins 1 Ironman complet pour être éligible. Ca rend les saisons plus chargées et quelqu'un qui manque sa course A, peut devoir courser un Ironman en toute fin de saison (ex: Tremblant fin aout) afin de pouvoir avoir les points pour Kona, ce qui assure une fatigue lors des Championnats du Monde, donc qui réduis les chances de victoire ou d'une bonne position.

 

Un bon exemple est Andreas Raelert, un des meilleurs triathlètes du monde, a gagné plusieurs grands évènements, a le record du monde sur distance Ironman, a terminé 2e et 3e à environ 5 reprises à Kona, n'as pas réussi à avoir sa qualif en 2014 à cause de blessures en début de campagne et de "mauvaises" courses tard dans l'année. Cela vient même priver le Championnats du Monde de certains des VRAIS meilleurs...

Même le grand Crowie en a souvent parlé, lui qui ne ferais qu'un Ironman par année, soit Kona, et le reste du temps il s'entrainerait et ferais des 70.3 pour arriver top shape en octobre.

 

 

Andy Raelert

Andy Raelert

Ca fais donc que les athlètes doivent gagner des grosses courses, ce qui devient difficile vus le niveau, ou être actifs sur le circuit pour ammasser des points.

Alors, même chez les meilleurs, si tu ne connais pas une bonne course dans un grand évènement régional (ex: IM texas Championnats Nord Americain en 2015) où un bon lot de points est attribués, ils doivent alors se trouver un plan B et même C. Évidement, si le plan B est un évènment low key, ce même top pro aura presque assurément une bonne chance de l'emporter comme le field ou niveau sera inférieur. MAIS, le total de points diposnibles sera aussi plus bas, alors même avec une victoire, ce qui n'est pas rien dans ce sport de fou, sur certaines courses ne sera pas assez pour obtenir sa qualif.

 

Depuis 2015, plusieurs évènements sont non-pro, donc plus de division professionelle, plus $$$ et biensur plus de points pour booster le KPR.

Jordan Rapp

Jordan Rapp

Dans l'entrevue que je vous invite à lire (en bas de page) sur ST, Jordan explique que le système de qualification par points KPR chez les pros rend le tout difficile. Qu'il n'a même pas réussis sa qualif, lui étant un multiple vainqueur sur la distance. 

Qu'il s'est "brulé" en essayant de se qualifier avec des courses à répétition.

Puis qu'il aurait même refuser son spot dus à un état physique diminué, même si cela ne plaisais pas à ses commanditaires.

 

En 2014, quand l'article est sortis, son sponsor principal étant Specialized, l'importance d'une participation à Kona cotés visibilité est énorme. Mais même qu'un top 10 est un gros minimum pour certaines compagnies de renom. Après autant de compétitions, il lui était donc extremement difficile de penser performer sur la grosse Ile.

Spec n'ont donc pas renouvellés sont contrat en 2015, probablement pour ces raisons, Jordan roule à présent sur Dimond, une petite compagnie qui veut de l'exposure.

 

Le système KPR lui a donc fais perdre une partie importante de son revenus et devient même une atteinte à la santé des professionels.

Une bonne réflexion s'impose et une modification du système à mon avis, à commencer par l'égalité du nombre de spots chez les hommes et les femmes (5Q). C'est un autre débat, mais imaginez si c'est dur avec 50 places, combien difficile il devient avec seulement 35 chez les dammes, où le niveau ne cesse de grandir.

 

Voici le lien pour son blog, beaucoup d'articles pas mal intéressant.

Rappstar Racing

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