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Chicago Marathon…tough day at the office

par JP Leclerc 13 Octobre 2011, 16:21 Road Race

Un beau voyage comme je l’es aimes!

Quoi de mieux que de visiter une nouvelle ville et joindre le tout à un évènement sportif tel un marathon. Plaisir assuré!

L’an passé, moi et mon comparse Vincent Filion, nous sommes rendus à Philadelphie pour le marathon. Un classique annuel de marathon d’automne était né. Pour la seconde année, nous avions ciblé la grande ville de Chicago, ville des vents, et bien évidement son marathon. C’est joins à nous mon copain Frédéric Mathieu pour l’attaque de cette course qui fait partie des cinq World Marathons Majors, incluant aussi Boston (Check!), Berlin, New York et Londres. Une course où pas mal de monde prennent annuellement le départ, soit un léger 45000 coureurs!

Nous avions décidés d’y aller pour la totale, nous déplacent en avion et pour 4 jours au lieu de seulement le week-end. By the way, des tickets pour Chicago ce n’est pas achetable!!! Nous devions, Fred et moi, nous rendre à Burlington aux Vermont afin de sauver 200$ chacun sur le prix exorbitants des billets d’avion. Ca valait pleinement le 1h30 de voiture.

Tout d’abord, le mardi en sortant pour le dernier training à pace marathon, après seulement 500m, je fus pris d’une douleur aux côtés, tel un point durant l’effort. La même cochonnerie que j’eu quelques semaines avant Boston. Comme une inflammation des muscles et/ou zone du diaphragme. Dès que je cours, je crampe, et au point de devoir m’arrêter. Complètement freakant! Surtout quelques jours avant un marathon de l’importance de celui de Chicago, qui implique aussi de grandes dépenses. Repos forcé pour la semaine et en me réessayant le jeudi…après seulement 3km je fus encore pris de LA crampe. Sans était fais de ma course, je déclarais probablement forfait mais m’y rendais quand même pour passer le week-end avec les pots.

Le voyage d’aller ce déroula parfaitement et nous étions dans la belle et grande ville de Chicago tôt en après-midi le vendredi. Une bonne marche dans le très beau centre-ville sous un soleil d’été et s’en suit bouffe, check-in à l’hôtel, rejoindre Vincent qui partait lui de Québec, la tournée de l’expo du marathon et dodo. Le samedi fut très relax mise à part le petit jog/visite de la ville habituelle. Un léger 6km sans douleur, je regagne en confiance et espère que le tout va maintenant tenir pour 42.2km. Durant la soirée, j’ai comme déjà oublié mon bobo et je rêve de brisé le 2:56 et me fixe des buts…je décide de prendre le pace band (bracelet avec les temps de passage) de 2:52:59. Un but assez intense mais tout de même très réalisable soit 4:06/km.

Le matin de la course arrive vite après seulement quelques nerveuses heures de sommeil. Nous nous rendons assez tôt pour avoir la chance d’être à l’avant, question de ne pas avoir a ce battre avec les 45000 autres coureurs. La ville est marathon en ce très chaud matin d’octobre où on se sent plutôt en aout. Nous sommes dans les premières rangées et on prend nerveusement nos premiers pas vers 7h30 après le gun qui donne le départ.

Il y a du monde à shop et c’est très impressionnant! Le plan est de suivre à la lettre mon pace band et de hitter les temps à chaque mile (1.6km). Les deux premiers sont un peu plus lents, je m’en rends compte quand je croise Fred qui visait un temps un peu moins rapide. Au moins pas de bobo, j’en suis vraiment excité. J’accélère et passe le 3, 4, 5 parfaitement on pace. Il y tout autant de monde car à 45000 personnes, il y a assurément beaucoup de coureurs rapides. Après seulement 10km (6ieme mile) je trouve le pace un peu dur…je sens déjà que ca risque d’être une moins bonne journée. Mais le marathon est une longue journée qui comporte ses hauts et ses bas. Je continue de croire en mes chances et reste positif que je remonte ce petit down sous peu et que je finisse bien. Le parcours est très plats mise à part quelques passages sur des ponts. Très beau aussi, ils nous font passer de Grant Park où est situer le départ et l’arrivée, au grosses artères du downtown en passant par de beaux cartiers aux rues couvertes par un toit d’arbres, un tour dans le cartier gai avec des travestis qui dansent, passage dans le cartier chinois et hispanique avec de la musique entrainante pour revenir vers le centre-ville et ensuite le finish de retour au parc. Il y a de nombreux virages et tournants pour cette visite de la ville, mais les spectateurs le sont tout aussi. Le support est génial et constant tout au long du parcours, mais la chaleur est de plus en plus dur à supporter n’étant plus abrité par les édifices et gratte-ciel. Les points d’eau sont aussi en grand nombre, une chance car c’est très lourd in the Windy City!

J’en reviens à ma course, je trouve ca dur à supporter et je suis semi-découragé en pensant qu’il me reste prêt de 2h à tenir et déjà un de mes mollet sautille, sur le point de cramper. C’est très tôt dans la course…trop tôt…le tout malgré une bonne hydratation et quelques gels.

Je passe par contre, les miles suivants en avance d’une dizaine de secondes sur le plan, ca va passer! La mi-parcours est directement dessus soit en 1:26:31 toujours sur le pace d’un beau 2:52:59. Mais subitement vers le 23-24km, je rush encore plus, je manque un peu de jus, mais surtout commence à cramper des quads, mollets, tout le dernière de la cuisse et bien sur mon f@king diaphragme.

La descente aux enfers commencent et le reste de ma course est un peu nébuleux, je ne fais que survivre et essayer d’éviter les crampes. Je me dis que je vais peut-être tout de même finir le tout sous les 3h, au diable le personal best. Je prends du retard mile après mile. Plus ca va, plus je suis détruit et je ralentis, mes quads font maintenant très mal à force de ce contracter sans arrêt et je manque vraiment d’énergie. Je crampe même des mains et du coup…là ca va mal. Je suis complètement déshydrater à en juger par tout le sel accumulé sur mes bras. La foule n’a plus aucun effet motivateur sur moi, je mets un pied devant l’autre à un pace de tortue tel un zombie. À tous les 10 minutes je me dis que j’arrête pour marcher ou me reposer un brin, par contre toujours mindé à compléter l’épreuve. Mais à chaque fois que je me dis ok LÀ je stoppe un peu, je pose le pied et l’autre décolle aussitôt. Je n’ai jamais marché durant mes 8 autres marathons…je ne marcherai pas à Chicago et continue d’avancer. Je n’ai plus de notion du temps ou de mon pace car je ne veux pas regarder ma montre de peur d’être trop découragé. Mais le tout me semble interminable et je souffre physiquement et maintenant mentalement. Je me motive en passant que plus j’avance plus j’approche du finish, je pense à ma médaille, je pense au Ironman où je serai probablement dans un même état et je pense au super burger que je vais me clencher sous peu…oh et les frittes!

Le temps passe et il me reste 2km, je suis incapable d’augmenter la cadence, je ne peux qu’endurer et tenir encore une dizaine de minutes. À prêt de 400m de l’arrivée, où une marre de gens nous applaudissent, Vincent passe à mes côtés. Quel hasard! Il semble un peu à terre lui aussi et me dit qu’on fini ca ensemble! Il m’aide m’encourage à terminer les 400m de douleur, et main dans la main, les deux amis franchissent le finish line en 3:08:45. Je ne me sens pas bien du tout et ca me prend plusieurs minutes pour me sentir mieux. Je ne peu m’asseoir car tout mon corps veut cramper…hahahah c’est fou!

Au moins j’ai terminé mon 9ieme marathon…

Très beau marathon overall bonne organisation, ce n’était juste pas ma journée.

Après une course, surtout une contre-performance, il est important de prendre du recule et d’analyser le comment et pourquoi de ce résultat afin de gagner en expérience. D’en sortir les points positifs et négatifs. Je me suis donc rendu compte de plusieurs points:

  • Si tu veux obtenir le plein potentiel d’une course, deux marathons en deux semaine est un peu trop et le marathon de Montréal était encore dans mes jambes même si il était lent.
  • Justement, ma récupération du marathon de Mtl ne m’a pas permis de faire AUCUNS entrainements de vitesse, tempo, marathon pace ou qualité durant les deux semaines pré-marathon, ce qui n’est pas bon.
  • Avec mon été de fou en trail et triathlon, mon entrainement de marathon était inadéquat, la vitesse était là, l’endurance à pace smooth aussi, mais je manquais définitivement de longues sorties à pace marathon, ce qui est une vitesse assez élevée pour une très longue durée.
  • J’ai été trop gourmant pour mon but et j’ai sous-estimé la distance qu’est le marathon et surestimé ma préparation. Retour à la réalité, c’est dur en maudit cette distance.
  • La chaleur était très intense, la raison de mes nombreuses crampes. Il fallait adapter le pace, ce que je n’ai pas fais.
  • Mon étrange crampe du diaphragme m’a empêchée de courir durant la semaine avant le marathon. Même si j’étais en taper, tu te dois de garder un minimum de course et je fus contraint à 6km (En deux parties car la crampe était apparue!) durant toute la semaine, ce qui n’est vraiment pas assez.
  • Une mauvaise journée ca arrive à tout le monde, s’en fut une pour moi. On ne peu pas faire des PB à tous les courses, surtout au marathon.
  • Au moins j’ai été tough et n’ai pas abandonné.

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Je crois que je mérite le temps que j’ai fais et que j’en suis finalement bien content, car je croyais que ma crampe au diaphragme m’empêcherait même de prendre le départ. Je l’ai fais malgré ca et j’ai ma belle médaille! Mon respect pour le marathon est revenu et j’ai eu ma leçon. Pour une mauvaise journée, 3:08 est un temps plus que respectable et me démontre que sur une bonne journée avec une préparation marathon adéquate, je ferai mieux au prochain! Ce qui est certain, c’est que j’ai aiguisé mon mental car j’ai souffert longtemps et je ne sais pas comment j’ai fais pour ne pas marcher ou simplement arrêté…j’ai besoin de le durcir ce fameux mental avec le Ironman qui s’en vient.

Félicitation à Fred Mathieu qui passe sous la barre des 3h et me rejoins dans le coin du 2h56! À mon pot Vincent, pour une journée un brin plus tough lui aussi, mais tout de même un beau PB d’une minute et surtout gros merci d’avoir fais les 400 derniers mètres avec moi pour finir main dans la main!

Congrats aussi aux copains de Montréal avec qui ont a passé de beaux moments d’après course! David Le Porho encore une fois trop solide avec un 2:30, Laurent Jugant le constant sous les 2:50, Claire Doulé ce clenche un PB, another one in the bank pour la belle Carmen et dure journée aussi mais une force mentale incroyable pour Natahlie Goyer.

J’ai déjà très hâte à la troisième année de notre classique!

Nom: Bank of America Chicago Marathon

Lien: Ici

Lieu:Chicago, Illinois, USA

Distance:Marathon (42.2km)

Temps: 3:08:45

Rang:1149/35670 finissants

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